JUSTINE OU LES VERTUS DU LIBERTINAGE
Pièce de théâtre en trois actes. Adaptation de l’œuvre du Marquis de Sade.
L’adaptation des œuvres du Marquis de Sade pour une pièce de théâtre en trois actes a exigé de se replonger dans l’atmosphère sadienne de la fin du XVIII° siècle. Pour éviter toute transgression et tout anachronisme, le lieu, les personnages, l’intrigue et même le style devaient respecter l’opus du Marquis.
Les pièges scabreux ont été rejetés pour que soit mis exclusivement en exergue sa philosophie si peu acceptée à son époque et si peu comprise de nos jours .
Toutefois l’auteur a refusé d’éviter la provocation car elle est saine puisqu’elle permet de révéler par réaction émotive ce qu’il y a d’enfoui au plus profond de l’âme humaine, tout ce qui influence la conscience malgré l’ombre de l’oubli.
Tout est ambiguïté chez le Marquis. La duplicité est son arme favorite.
Ainsi Justine nous l’aimons au premier acte pour sa pureté, mais nous la désirons au troisième pour sa légèreté.
La Dubois, vraie maquerelle, nous plaît parce qu’elle dit la vérité sans ambages.
Augustin nous attendrit malgré ses lourdeurs de gestes et de langage.
Dolmancé nous irrite parce qu’il entraîne une jeune proie vers les turpitudes du sexe, mais nous l’apprécions pour sa faconde et son charme. Nous l’envions malgré son immoralité.
Sade a eu le tort d’exorciser nos démons. Il en fut puni sévèrement.
Devait-il perdre la liberté pour avoir sondé l’âme humaine jusqu’à l’indicible ?
L’auteur
Les personnages :
- LA DUBOIS : la mère maquerelle.
- AUGUSTIN : le jardinier
- JUSTINE : l’orpheline égarée
- DOLMANCE : un ami de La Dubois.
Les musiciennes :
- Une violoniste : Sandrine DUPE
- Une Claveciniste : Karolina HERZIG
- Une flûtiste : Claire BARBOUCHE
Les costumes : Frédéric MOREL
L’éclairage : Patrice LECADRE
La mise en scène est réalisée par Pierre CASADEI
Les décors : Véronique ARCHETTI
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